Numënord

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Numënord

Message par Slup le Lun 15 Aoû - 14:59

Vwalà, j'ai essayer d'écrire un chapitre de mon Roman (quel grand mot) que je vais essayer d'écrire même si je trouve que c'est pas génial.

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Prologue

Un navire de guerre mouillait dans la naie d’Oakawal, son capitaine faisait les cents pas vers la proue du bateau, une pipe à sa main droite, coiffant sa moustache qui faisait sa réputation dans l’autre main. Le capitaine semblait cogiter des idées noires. En effet, il ruminait contre les soldats partis ce matin, de très bonne-heure, pour une reconnaissance des lieux avoisinant la grande cité ennemie de Delvräa. Ils n’étaient pas revenus alors que le soleil commençait à mourir dans l’étreinte du grand océan Kenjïi ce qui inquiétait grandement le capitaine car leurs effectifs diminuaient de jours en jours.

Il s’appuya contre la rambarde qui le séparait de l’océan et tourna sa tête en direction de l’ouest. Outre le soleil couchant qui l’éblouissait, il y avait là-bas, de l’autre côté de l’océan, ce que l’armée appelait « la Maison », leur royaume, Kezeryel. Il repensa à son ancienne vie avant qu’il ne se soit engagé dans la marine. A l’époque, le moustachu errait près des docks et des ports de la capitale où il effectuait des petits boulots peu pénibles en gage d’un peu de nourriture et d’argent. Le reste du temps, il pénétrait clandestinement dans des entrepôts pour s’allonger sur des sacs de maïs, de blé et d’autres condiments pour faire la sieste. C’était il y à plus d’une trentaine d’années. Mais cette époque dont il était nostalgique était terminée, on l’avait surpris un jour dans un de ces entrepôts et on lui avait laissé choisir entre la pendaison et la marine. Il n’avait pas hésité et avait sauté dans un des galions pour trouver Numënord, le continent perdu. Personne ne l’avait trouvé, mais cela avait aidé le moussaillon Vanhalan de devenir officier grâce à sa bravoure. Puis au fil du temps, on lui avait affecté un navire et son renom croissait de plus en plus. Mais durant cette campagne, il devait subir un nouvel équipage de branquignoles comme il les appelait et cela le faisait réfléchir sur sa vie maritime.

Il poussa un soupir en constatant que sa pipe s’était éteinte, puis deux minutes plus tard il se retourna pour se diriger vers sa cabine. En ouvrant la porte de celle-ci, il aperçu l’officer en second Blake qui examinait toujours la carte maritime de Kenjïi. Blake releva la tête lorsque Vanhalan pris place dans la cabine. L’officier regarda son capitaine se dévêtir en enlevant son manteau et son chapeau de haut-gradé de l’armée Kezeryelle. Il les accrocha à un Porte-manteau orné de boiseries aussi anciennes que magnifiques. Blake replaça son regard vers la carte dès que Vanhalan commença à contempler sa longue et fine moustache et engagea la discussion d’un ton discret :
« - Je suppose que nos éclaireurs ne sont pas encore revenus de leurs mission ?
-Et bien mon cher Sigmund, je pense qu’ils ne reviendront pas » répondit le supérieur d’un ton grave.
Sigmund fît la moue et décida qu’il ne valait mieux pas continuer la conversation de peur d’énerver le capitaine Vanhalan. Ce dernier finit d’admirer sa moustache et se dirigea vers son bureau, près de son assistant. Il ouvrit un tiroir ce qui permit à l’officier en second de distinguer quelques peu des cigares de Vanhalan et quand celui-ci en sortit un, Sigmund détourna son attention sur le cigare. C’était un Hastchatt & Brotsh, une des meilleures marques de cigare en toute Terre de Garryldia, voire du monde entier. Le détenteur du cigare aperçu ce coup d’œil indiscret et celui-ci lui demanda si il en voulait-un. L’officier approuva d’un léger signe de tête.

Allumant son cigare le capitaine commença, comme à son habitude à maugréer sur cette guerre qui selon-lui ne servirai à rien et lorsque, à chaque fois qu’on lui parlait de l’orbe de Numënord qui permettrait de trouver le Continent du même nom, il répondait que l’orbe était aussi vraie que sa moustache était fausse. Ses arguments étaient tout de même à ne pas nier car pourquoi Delvräa n’utiliseraient pas une pierre pouvant découvrir un continent oublié, sujet de toutes convoitises . Quelque chose clochait, et ça Xavier Vanhallan en était conscient et jugeait son roi naïf. Alors, à la place de charger sur la capitale-portuaire de Delvräa, il avait préféré contourner la cité pour s’installer dans cette baie afin d'envoyer des éclaireurs qui feraient une reconnaissance des terrains aux alentour dans le but de trouver une brèche partielle permettant d'infiltrer la capitale ennemie. Mais malheureusement, le capitaine était tombé selon-lui sur une équipe de bras-cassé.

Dès que Blake commença à entendre les ruminances de son supérieur il leva la tête au plafond comme si quelque-chose pouvait l’aider à le sauver de ce monologue interminable. Il ne découvrit que des poutres qui permettaient au toit de la cabine de tenir debout ainsi qu’un chandelier en cuivre qui ne demandait qu’à être allumé. Il baissa son regard et balaya du regard la pièce : Pour une cabine de capitaine, elle était assez désorganisée et mal rangée malgré le luxe qui y régnait. La seule hypothèse que pouvait émettre Sigmund était que son capitaine n’avait jamais rangé –ni demandé qu’on range- son bureau. Il se justifia car son supérieur ne faisait confiance en personne d’autre que Blake dans ce bateau. En effet on pouvait distinguer de beaux tableaux qui étaient positionnés de manière bancals, des livres et grimoires qui n’étaient plus à leur place dans la bibliothèques mais entassés sur des chaises et sur le lit dont le drap se situait sur le plancher. Blake travaillait déjà depuis deux mois avec le maître du navire et dès le premier jour, il avait remarqué que c’était une personne très spéciale. C’est alors qu’il eu une idée pour stopper le capitaine :
« - Herm… Voulez vous que je m’occuper de ranger votre cabine, monsieur ?
Soudain, le capitaine se stoppa net et regarda la seconde personne la plus importante du vaisseau comme si celui-ci était un inconnu : - Et bien… Si vous le voulez tant. Faites-le. » Et il reprit son monologue.

En ouvrant la petite porte proportionnelle à sa cabine, Blake affirma que son idée était très mauvaise. Sa cabine n’était pas aussi spacieuse que celle de son supérieur, voire pas du tout d’ailleurs, mais au moins, il y avait sa commode et son hamac en toiles tissées qui étaient rangées et propres. Sigmund se dirigea vers le hublot et constata qu’il faisait déjà nuit noire et que les étoiles brillaient durant cette nuit sans lune. Il pria pour que le groupe d’éclaireurs n’aient pas étés attrapés, car dans ce groupe de 3 personnes, il y avait une petit personne discrète mais très peu robuste qui était son frère : Charles Blake. Et si quelque chose lui arrivait, il ne se le pardonnerait jamais. C’était de sa faute si Charles avait intégré l’armée. Il ne l’avait pas surveillé pendant qu’il signait la paperasse avec le Capitaine et le cadet Blake, qui voulait pour tout au monde partir à l’aventure avait signé dans le registre des nouveaux matelots. Son grand frère avait juste eu la chance de demander que cadet soit affecté au Faucon des Mers, son navire. Le maître officier décida de remettre ses mauvaises pensées à plus tard et éteignit la bougie qui éclairai la pièce. Puis il se mit dans son lit et ferma les yeux… Etrangement, il rêva du capitaine qui faisait une fois de plus son monologue habituel des bons jours. Toujours coiffé de sa coupe aristocrate et de sa moustache tant-aimée, il ressassait toujours les mêmes flots d’idées qu’il disait chaque jour avec un air méfiant dus à des yeux brillants de haine et de contrariété. Dans ce songe aussi réel qu’étrange il semblait avoir troqué son uniforme de capitaine bleue avec épaulières rouges garnies de ficelles jaune rappelant la marine contre une vulgaire tunique de soldat et ses bottes noires cirées avaient disparues au profit de sandales de marchant. Blake s’enfonçait de plus en plus dans son songe quand on entendit un gros « BOUM ». Sigmund se réveilla en sursaut, des gouttes de sueur coulant sur son front. Il émit l’hypothèse de l’attaque mais referma les yeux en pensant que cela provenait de son rêve. C’est alors que son hypothèse se confirma dès qu’il entendit un second « BOUM » ronronnant encore plus fort que le précèdent suivit d’une grande secousse qui lui fît tomber de son lit. En réouvrant ses yeux il vit un trou ayant transpercé la coque du Faucon des Mers et que l’eau commençait à s’infiltrer dans sa cabine. Sa vision virait rouge et sa tête commençait à être embrouillée. Il tenta de se lever mais en vain, il manquait de force et le bateau s’enfonçait dans la baie de plus en plus, il commença à ramper vers la brèche et c’est à ce moment là qu’il aperçu ses agresseurs. Evidemment, un bateau de combat Delvräa les avait rejoints pendant la nuit pour les bombarder par surprise, en plissant les yeux et en regardant de plus près, il aperçu une flotte entière de galions Delvräa qui se dirigeaient vers leurs Cité Royale. Sans doute des renforts… Le restant des navires de Kezeryel allaient se faire encercler. Et dans un dernier soupir, Sigmund ferma les yeux pour un doux repos éternel tandis que le bateau commençait à se faire engloutir par les profondeurs abyssales de la Baie. Le dernier voyage du Faucon des Mers.
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