Le Voyageur

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Le Voyageur

Message par Chrys le Sam 4 Déc - 16:50

Courts chapitres délirants écrits spécialement pendant les cours de SES et pour ces mêmes cours, les histoires du Voyageur sont vites devenues une passion pour moi. Du coup, j'en ai fait un début de roman sérieux, composé de trèèèèèèès courts chapitres (tenant la plupart sur une feuille A4 recto-verso) écrits, et non tapés à l'ordinateur. Je vous envoie donc les premiers, en attendant d'avoir les autres sous la main. Désolé par avance si la syntaxe est assez pathétique, je n'ai jamais réellement tenté d'écrire quelque chose à la première personne.

Le Voyageur

L'aube d'un paradoxe



Prologue

« Qu'est-ce qu'ils me veulent ? »

Les rues sombres et étroites de la ville défilaient devant mes yeux, tandis que je peinais à semer mes poursuivants.

« Je ne leur ai rien fait ! »

Quand je tournais la tête pour les voir, ils me lançaient des regards haineux, comme pour me faire trembler de peur. Il est vrai qu'ils étaient bâtis pour êtres de parfaits hommes de mains pour quelque bandit de la pègre, mais cela ne me faisait ni chaud ni froid. Au détour d'une rue, je m'arrêtai net.
Un cul-de-sac. Leurs pas résonnaient de plus en plus dans les flaques d'eau, bien trop rapidement à mon goût. Je me tournai vers eux d'un air de défi, lorsqu'ils arrivèrent enfin. Le plus petit d'entre eux, une personne dépassant les deux mètres, passa sa main dans son costume et en sortit une arme très commune, mais pourtant particulièrement effrayante lorsqu'elle étaient pointée sur un quelconque individu.

« Merde. »

La détonation fut le dernier son que j'entendis.


Chapitre Premier

J'ouvris subitement les yeux, regardant partout autour de moi, ne sachant où poser mon regard. On m'attrapa par les épaules et j'eus l'impression d'être extrêmement léger, presque dénué de masse. En regardant mes mains, je commençai à comprendre où je me trouvais. Elles étaient transparentes ; non, translucides. J'étais vêtu d'une robe blanche à capuchon. Des feu-follets s'agitaient autour de moi et j'obtenis confirmation à ma suppositions.

« Je suis mort. »

Il y avait donc une vie après la mort. Heureux de le savoir, même si je n'aurais pu le dire à quiconque. Je tournai la tête afin de savoir qui me tenait depuis mon arrivée. La terrifiante vision qui s'offrait à ma vue ne m'effrayait étrangement pas. Une bouche ovale dentée à l'excès semblait me sourire. Une unique bouche sur ce visage recouvert d'une capuche noire en lambeaux. Ses mains – qui m'agrippaient depuis ma venue – étaient longues, fines et ses ongles crochus à souhait.
Ma vision floue s'estompaient peu à peu, pour s'assombrir. Je remarquai que j'étais dans un couloir orné de crânes, un très long couloir... morbide. Puis ils vinrent...

Les ténèbres.

La suite, je ne la sentis pas vraiment. Fut-ce la même abomination qui me traîna sur ce sol froid tout du long ? Au bout de ce qui sembla être une de marche, j'eus une étrange sensation. Je me sentis renaître ; mais de violentes brûlures me firent de contorsionner de douleur. Je le vis apparaître devant moi.

« Voici ton nouveau corps. »


Chapitre Second

Ses yeux m'inspiraient la crainte, alors qu'ils n'avaient rien de particulier, si ce n'est une violente couleur écarlate. Il était habillé de la même robe à capuche que l'ombre qui m'avait – supposais-je – amené ici, mais elle n'était pas en lambeaux. Elle était même en très bon état, et des bandes colorées sobrement ornaient sa partie inférieures ainsi que le bout de ses manches, et de sa capuche. Une ceinture dorée retenait une sacoche de la même teinte, qui gigotait étrangement. Il lévitait. Alors que sa main droite, aux ongles d'une bête féroce d'un autre âge, pendait mollement, sa main droite tenait une faux gargantuesque. Parsemée d'étranges symboles brillants, on savait de suite qu'elle était bien plus que dangereuse.
En baissant le regard, je m'aperçus que mes mains étaient grises et allongées ; j'arrivais à en distinguer le cartilage. Mes ongles étaient longs, particulièrement cruels et crochus.
'Il' m'adressa un regard hautain.

« Tu as le profil recherché, et ton corps semble accepter la transformation sans trop de peine. Que dirais-tu de m'aider ? »

Sa voix sifflante m'aurait déchiré les tympans s'ils avaient été humains. Lorsque je lui demandai de répéter, je remarquai que je possédais le même timbre de voix que lui. Ça ne me surprenais qu'à peine. L'individu en face de moi se révéla être le maître des lieux. Il avait besoin de moi pour régler un défaut de taille. Apparemment, des anomalies s'étaient déclarées à travers la courbe du temps. Je n'étais pas vraiment enthousiaste à l'idée de devoir l'aider. Ce n'est que lorsque je compris que je n'avais pas le choix que je me résignai à accepter. Autant trouver une occupation autre que l'errance.

Chrys
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