Le coin de garsim : parodies and co.

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Le coin de garsim : parodies and co.

Message par garsim le Dim 14 Nov - 18:58

... enfin, le "and co", c'est pas pour tout de suite, vu que j'ai pas vraiment écrit autre chose que des parodies... ah si, j'oubliais Nina Vahiné, je sais pas si elm6 et Dx6 se souviennent, j'en avais parlé il y a 3/4 ans et j'avais écrit ça au collège x)

Donc pour le moment, j'ai écrit quelques parodies, que j'avais envoyées pour deux concours (possible que j'en écrive d'autres).

Le premier était un concours organisé par l'auteur(e) d'un blog BD (Parodius), qui est en fait une parodie. Le sujet du concours était de présenter une œuvre (nouvelle, BD, caricature, photo, musique, bâtonnet d'esquimau...) qui reprenait une histoire, remaniée de sorte que les personnages de Parodius apparaissent. Pour ma part, j'avais écrit une parodie de Harry Potter. En gros, c'était un mélange de parodies (la parodie de Harry Potter et le fait que Parodius soit justement une parodie en soi Razz ).
Rassurez-vous, j'ai pas réécrit tout le bouquin (j'ai surtout pris des scènes qui m'avaient marqué), et si certains passages paraissent flous, c'est normal, en même temps les noms des personnages et leur personnalité proviennent de la BD, donc si on l'a pas lue avant... on comprend un peu moins bien certains clins d'œil. Je m'excuse juste pour les deux-trois fautes de frappe et de typo' que je viens de remarquer Embarassed (mais bon, modifier un PDF...).

Cosmo Marshall à l'école des héros


Le deuxième, vous le connaissez, c'est le concours de scenarii organisé par Imagin qui consistait à remanier une légende d'antan. Dans mon cas, c'est une parodie de Peau d'âne.

Peau en fourrure vert fluo

Version forum (je suis toujours étonné que forumactif n'ait pas râlé sur la taille du message x) ) :
Spoiler:
Peau en fourrure vert fluo

Il était une fois, dans une petite station balnéaire relativement excentrée, une famille à peu près ordinaire, composée d’un père, d’une mère et de leur fille.
Le père, Yvon, avait plus d’une trentaine d’années, et il vivait un amour passionné avec sa femme, Géraldine, qui, bien qu’un peu caractérielle, satisfaisait pleinement ses désirs en tous genres.
Quant à la fille, Betty, elle ne faisait pas vraiment la fierté de ses parents, étant donné qu’elle avait un physique plutôt désagréable. Néanmoins, ses parents n’en faisaient pas tout un plat, ils l’aimaient comme elle était.
Oui, tout allait bien pour cette famille tranquille… jusqu’à ce qu’un drame arrive.
En effet, Géraldine était mécontente du comportement de son mari, qui, lors de leurs nombreuses balades sur la plage, n’arrêtait pas de reluquer des filles qui étaient bien plus sexy qu’elle. Lasse de ce trait de caractère d’Yvon, elle lui déclara donc un jour : « Si tu continues, je te quitterai. Mais, en souvenir de toutes nos années passées ensemble, et par respect pour moi, si tu te remets à sortir avec une fille, elle aura intérêt à être plus moche que moi. C’est compris ? ».
Bien que cette perspective ne le réjouît pas, Yvon l’avait néanmoins acceptée. Mais la situation, évidemment, ne s’arrangea pas : un jour, alors qu’elle revenait d’un centre commercial où elle avait trouvé un somptueux manteau de fourrure, Géraldine surprit son mari avec une fille bien plus belle et sauta aux conclusions assez vite (pourtant, il n’y avait aucune raison de s’alarmer, il s’agissait juste d’une ancienne camarade d’école qui venait de reprendre contact, sans aucun sous-entendu…).
Alors Géraldine, ivre de rage, enguirlanda Yvon d’une salve d’insultes, tout en préparant ses bagages. Quand elle finit de faire ses valises, elle rappela à son ex-mari : « Et n’oublie surtout pas la promesse que tu m’as faite, et daigne au moins trouver une plus moche que moi ! Pas comme cette mijaurée qui est toujours là, à attendre dans le lit que tu te décides à faire quelque chose ! ». Puis elle s’en alla.
Elle ne laissa rien à Yvon : pas de moyen de la contacter, pas d’affaires personnelles, rien. Excepté Betty (qui était un peu désarçonnée que sa mère l’ait oubliée) et le manteau de fourrure qu’elle avait acheté ce jour-là (qu’elle avait dû oublier sans le faire exprès, vu qu’elle était très énervée).
Petit à petit, Yvon se rendit compte de la bêtise qu’il avait faite, et se mit à nager dans le désespoir. Il conserva d’abord le fameux manteau comme une relique, puis sombra dans l’alcoolisme. Au bout d’un moment, Betty désespérait de voir son père dans cet état :
- Papa, ça suffit maintenant ! Elle est partie, on ne peut rien y faire (bon, c’est quand même un peu ta faute), alors pense à autre chose, bon sang !
- Mais…
- Et non, l’alcool, ça ne compte pas. D’ailleurs, tu devrais arrêter, car c’est incompatible avec l’idée que j’ai en tête.
- Et quelle est cette idée ?
- Pour te changer un peu les idées, tu devrais recommencer à avoir des rendez-vous galants ! Non ? Je pense qu’une autre femme pourrait te rendre le sourire…
- Mais laquelle ? Je te rappelle que j’ai promis à ta mère que je ne pourrais sortir qu’avec une plus moche qu’elle… et ce n’était pas un parangon de beauté non plus.
- Tu en trouveras une, j’en suis sûre.
- Mais laquelle ? Ce n’est pas dans ce village envahi par des bimbos que ça risque d’arriver… et j’ai un peu la flemme d’aller voir ailleurs s’il y en a… à moins que…
- A moins que… quoi ?
Betty n’aimait pas le regard de son père. Il n’était pas dans son état normal.
- Ma fille, vois-tu, il y a une chose qu’on a toujours rejeté chez toi.
- Aïe, il y a peu de chances que j’apprécie la suite de la conversation… pensa Betty.
- Mais aujourd’hui, ça pourrait changer les choses ! Tu sais, on t’a toujours trouvée… laide. Moche. Tu as dû hériter ça de ta mère. Alors, tu vois où je veux en venir… vu que tu es la seule dans ce cas…
- … non mais tu es MALADE ? Finis d’abord de cuver ton alcool avant de repenser à une chose pareille.
- Mais ça ne presse pas ! Tu peux prendre tout ton temps pour réfléchir.
- Il ne s’agit pas de ça ! Je suis ta fille !
- Bon… qu’est-ce que tu veux en échange alors ?
Non, décidément, son père n’allait pas bien du tout. C’était certainement une idée passagère, qu’il a eue sur le coup parce qu’il a dû se remettre d’un choc émotionnel, mais c’était grave.
Elle décida alors de téléphoner à sa meilleure amie, Marine.
- Oui ?
- Marine, c’est moi, Betty. Tu ne croiras jamais ce qui m’arrive…
Elle lui rappela brièvement l’épisode du départ de sa mère, la situation de son père, et l’idée stupide qu’il venait d’avoir.
- Nooooon ?
- Siiiiiii ! Qu’est-ce que tu ferais, à ma place ?
- … je n’en sais rien. Quoique…
- Quoi ? Si tu as une idée, je t’en supplie, donne-la moi !
- Si j’ai bien compris, ton père te donnerait n’importe quoi pour que tu sortes avec lui, quitte à faire un inceste, c’est bien ça ?
- Oui… et ?
- Eh bien… autant en profiter un peu pour lui demander des choses que tu n’aurais jamais osé demander auparavant ! Autant joindre l’utile à l’agréable !
- … merci bien pour cette idée tellement…
- Attends ! Si les choses en question sont tellement démesurées pour que ton père les accepte… il te les refusera et oubliera son idée grotesque. Après tout, qui ne tente rien n’a rien, non ?
- Ca, c’est une idée ! Merci du tuyau, Marine !
Betty décida alors d’appliquer les conseils de Marine, et commença sans plus tarder à demander à son père :
- Papa… je veux cette super robe « couleur du temps » que j’ai vue, hier, au centre commercial !
- D’accord.
- … quoi ? Mais elle coûte la peau des fesses !
- Si c’est ce que tu veux pour que…
- Et… tu n’aurais aucune objection pour acheter les robes de la même collection « couleur de lune » et « couleur de soleil » qui vont avec, quitte à dépenser des fortunes…
- Non, ça ne me dérange pas.
- Bon… dans ce cas, je veux aussi un téléphone portable dernier cri avec écran tactile, lecteur audio, projection des images en 3D et…
- Tout ce que tu veux, je te dis !
Décidément, il était bien décidé à lui accorder absolument tout et n’importe quoi. Mais… oserait-il cependant sacrifier quelque chose qui lui est cher ? Comme… le seul souvenir qu’il ait de Géraldine…
- Et… oserais-tu aussi teindre le manteau de fourrure de maman en vert fluo ?
Cette fois, il resta muet, puis sortit, toujours sans rien dire. Betty pensa alors avoir gagné et arbora un sourire triomphal, jusqu’à ce qu’elle voie son père revenir avec les robes, et surtout, de quoi teindre le manteau de sa mère en vert fluo.
Il l’avait fait. Il avait sacrifié le manteau de fourrure, qui était maintenant d’un mauvais goût incroyable. Même Betty reconnut le beau gâchis qu’elle venait, malgré elle, de faire.
- J’espère que ces robes sont à ta taille ! Pour le portable, on verra demain, pour passer la commande… quant au manteau… certes, c’est une demande qui m’étonne venant de ta part, mais pourquoi pas ! Alors… veux-tu finalement…
- … je réfléchirai encore un peu.
- Très bien… la nuit porte conseil, dit-on… mais fais attention, car ma patience a des limites… et si demain matin ta décision n’est pas prise ou que tu n’es pas prête, ça va mal aller jeune fille !
Betty, ne pouvant plus supporter la situation, décida alors que, la nuit venue, elle fuirait. Le temps que son père recouvre ses esprits, plus il y avait de distance entre elle et lui, mieux ils se porteraient. Peu importe où elle allait.
Elle ne prit que les robes que son père venait d’acheter (après tout, quitte à les avoir demandées, autant en profiter…) et quelques autres vêtements et sous-vêtements, ainsi qu’une trousse de toilette. Cependant, comme dehors il faisait plutôt froid, elle prit aussi le manteau de fourrure vert fluo. Certes, il était plutôt laid, mais d’une part, elle cherchait plus à porter quelque chose de chaud que quelque chose de beau, et d’autre part, qui, en pleine nuit, allait s’en soucier ?
Elle partit alors dans la nuit, ne sachant pas exactement où aller. Elle parcourut plusieurs kilomètres, jusqu’à ce qu’elle tombe de fatigue. Puis elle se reposa.
Le lendemain, Betty se réveilla, chatouillée par le groin d’un cochon qui passait par là. Elle poussa un cri de dégoût, puis se rendit compte qu’elle était au beau milieu d’une ferme, et que son cri avait alerté une fermière et deux filles à l’air arrogant, qui accoururent dans la basse-cour. Leurs réactions à la vue de Betty furent peu surprenantes :
- Vingt dieux ! s’écria la première fille. Que ce manteau est hideux !
- Cré bon sang ! s’exclama la seconde. Et cette fille n’est point mieux !
- … je… où… où suis-je ? s’éveilla Betty, encore un peu fatiguée.
- Dans notre ferme, tiens ! répondit la fermière. Nous sommes spécialisées dans les produits naturels, ainsi que les repas sains et les pâtisseries artisanales de grand-mère hypercaloriques.
- … ça devrait suffire pour me cacher, pensa Betty. Mon père n’ira jamais me chercher dans un tel endroit…
- Pourquoi ce manteau a une couleur aussi agressive ?
- C’est une longue histoire. Mais… est-ce que je pourrais rester ici quelques temps ?
- Et pourquoi donc ?
- Je suis une pauvre orpheline, mentit Betty, mes parents sont morts dans un accident de train, et j’ai été séquestrée dans un orphelinat délabré, vivant dans des conditions insupportables, d’où je me suis échappée et…
- Ma petite, tu as l’air un peu trop âgée et, vu les affaires de luxe que tu as, ça m’étonnerait que ton histoire soit vraie.
- … bon, d’accord, j’ai dix-sept ans et j’ai juste quelques problèmes avec mon père, mais je n’ai pas envie de le revoir pour le moment. Alors je peux rester ici ?
- Je te préviens, si on accepte, il faudra t’investir dans l’activité de cette ferme !
- Peu importe, je ferai ce que vous me demanderez.
- D’accord.
Finalement, Betty se demanda si elle n’aurait pas mieux fait de trouver une autre solution. Elle n’était pas du tout habituée aux tâches ménagères, ni au contact avec les animaux de la ferme. Lorsqu’elle devait aller nourrir les cochons, elle glissait presque toujours dans une flaque de boue ; lorsqu’elle avait fini de nettoyer le carrelage de la cuisine, elle devait recommencer sous prétexte que l’une des deux filles arrogantes ne voyaient pas l’éclat naturel de leur beauté dedans (ce qui était normal, vu que c’était difficile de voir quelque chose qu’on n’avait pas…) ; lorsqu’elle triait les déchets, elle se faisait taper sur les doigts car elle ne faisait pas la différence entre les morceaux de savon et les déchets ordinaires…
Bref, pour le moment, elle s’imagina ce que devait vivre Cendrillon ; mais ça, c’était une autre histoire.
Mais elle s’accrocha, sachant que c’était pour le moment son seul refuge à peu près sûr.
Après une semaine de jérémiades et autres plaintes de sa part, Betty eut finalement la permission d’aller en ville, parce qu’elle devait acheter quelques bricoles pour les filles. Elle se pomponna alors, usant à peu près tout le maquillage qu’elle avait emporté, et s’habillant avec la robe « couleur de soleil », après avoir hésité pendant deux heures entre celle-ci et les deux autres qu’elle avait emportées. On en aurait presque oublié sa laideur naturelle.
Elle profita bien de sa journée pour aller s’amuser, déambuler dans les rues, voire même acheter une bague (fantaisie) qui irait avec sa robe. Elle en trouva finalement une, qui n’était pas trop chère, qui allait bien avec la robe et, surtout, qui rentrait dans l’un de ses horribles doigts boudinés.
Parallèlement à sa journée, quelqu’un, de l’autre côté de l’avenue, fut littéralement frappé par l’éclat de sa robe. Il s’imaginait, bien qu’il n’eût pas vu le visage de la fille, que le bijou était à la hauteur de l’écrin, c’est-à-dire que la fille était aussi belle que la robe. Même si ce n’était vraiment pas le cas, il y pensa toute la journée.
Lorsque Betty rentra à la ferme, elle fut sur le point de se prendre une raclée, car elle s’était tellement amusée qu’elle avait oublié d’acheter ces fichus foulards pour les deux filles. Mais elle s’en sortit de justesse, car on avait bien trop besoin d’elle pour la tuer tout de suite. La fermière l’interpela alors :
- Bon, j’ai une commande de « délicieux cake artisanal au naturel de bonne-maman » à satisfaire, mais ma machine à faire de la pâte à gâteaux est en panne.
- C’est ça que vous appelez des pâtisseries artisana…
- Oui, bon, à la longue, faire les mêmes recettes, c’est… lourd. Et puis, en fait, on a oublié la recette. Tu dois bien avoir une idée de recette de cake, non ?
- … je crois…
- Bon, on ira plutôt en chercher une sur Internet, pour être sûres. En attendant, comme tu dois l’avoir deviné, j’ai besoin de quelqu’un pour me faire ce cake ! Alors au travail !
C’était bien la première fois qu’elle devait faire un travail dans ce genre… heureusement, elle s’en sortait assez bien en cuisine. A un moment, elle enleva sa bague, qui la gênait. Mais lorsqu’elle l’enleva, elle lui glissa des doigts, et tomba quelque part, sauf que Betty n’avait aucune idée de l’endroit où elle se trouvait. Tant pis, elle la chercherait après, car si elle ne finissait pas son cake à temps, elle se ferait étriper…
Le soir était tombé, et Betty était fatiguée. Elle avait fouillé tous les recoins de la cuisine, sans retrouver sa bague. A un moment, elle pensa même qu’elle pouvait être tombée dans la pâte à gâteau… mais elle écarta cette idée de son esprit. Ce serait tout de même absurde qu’une chose pareille n’arrive…
Pourtant, le même soir, quelqu’un d’autre allait vérifier cette hypothèse… en ville, une mère au foyer venait justement de commander un délicieux cake artisanal au naturel de bonne-maman pour le dessert. Mais son fils aîné, trop préoccupé par cette fille à la robe couleur de soleil qu’il avait vue le jour même, allait-il en manger ?
- Tu n’as pas touché à ton dîner, Harry. Tu n’as pas faim ?
- … non…
- Moi je sais ce qu’il a ! hurla sa petite soeur, à côté de lui. Il est amoureux !
- La ferme, sale petite…
- Hé, les enfants, on ne se dispute pas à table. Allez, Harry, goûte au moins à ce délicieux cake artisanal au naturel de bonne-maman, ça te changera peut-être les idées. D’autant plus que, pour une fois, on dirait qu’il a bien été fait à la main et non pas produit de manière industrielle comme d’habitude…
- … bon, mais c’est bien pour te faire plaisir.
La mère coupa le cake en quatre parts et servit ses enfants. Harry, peu convaincu, commença par une bouchée timide, puis, se rendant compte à quel point ce cake était délicieux, finit par dévorer sa part.
- Ah, on retrouve le sourire, hein ? Mais mange plus lentement, quand même, tu risquerais de t’étouffer sinon.
Mais il ne l’écouta pas ; et, soudainement, il s’étouffa, ce qui inquiéta ses parents, qui appelèrent les urgences.
Tard dans la nuit, à l’hôpital, Harry fut hors de danger. On venait de comprendre pourquoi il s’était étouffé en mangeant sa grosse part de cake ; en effet, le médecin montra du doigt une bague qui s’était égarée dans le gâteau.
- Ca alors, s’exclama la mère. Je te le jure, ils vont m’entendre, à la ferme ! Et le propriétaire de cette bague va vraiment regretter d’avoir mis en danger la vie de mon Harry chéri ! Harry, mon prince, mon petit prince…
- Mais maman, j’ai 18 ans, bon sang ! Arrête de dire que je suis petit !
Il s’était remis de l’opération plutôt rapidement.
- Et puis, après tout, le ou la propriétaire de la bague ne l’a peut-être pas fait exprès…
Il n’était pas aussi remonté que sa mère. En effet, il avait le pressentiment que cette bague dans le gâteau était peut-être un signe…
Le lendemain, on reçut un étrange coup de téléphone à la ferme. Et lorsque la fermière décrocha, elle eut du mal à comprendre…
- C’est pourquoi ?
- Empoisonneurs… verrues… oser piéger une pâtisserie pour envoyer mon fils aux urgences…
- … je n’ai pas compris votre demande.
- Ordures… je vous jure que je porterai plainte…
- Mais de quoi parlez-vous ?
- Attendez donc… que j’arrive avec la bague… vous verrez que, pour son propriétaire, ça va mal aller !
La fermière resta perplexe. Mais elle comprit, lorsque, une demi-heure plus tard, l’une de ses clientes arrivait, l’air furieux, que quelque chose n’allait pas.
- Madame Delapoix ! Vous avez l’air contrariée…
- Ce cake fait maison, c’était un prétexte pour y mettre n’importe quoi, hein ?
- Ah oui… nous sommes désolées, mais notre machine à faire les gâteaux est tombée en panne, et nous avons dû improviser une recette… euh… artisanale, bien entendu.
- Il s’agit bien de ça ! Pourriez-vous mettre cette bague à votre doigt ?
- … si ça peut vous faire plaisir…
Elle tendit une grosse bague à la fermière, qui n’était pas du tout à la taille de son doigt.
- … bon. Où sont vos filles ?
- Pourquoi donc ?
- Qu’elles essayent cette bague elles aussi. Il me faut un coupable !
Les filles descendirent les escaliers et tombèrent nez-à-nez avec elle.
- Qu’est-ce qu’il y a ?
- Il y a que cette bague a failli tuer mon fils !
- Et alors ?
- Enfilez-la !
- Ca ne va pas ? Elle est bien trop grosse… vous voyez, elle ne nous va pas. De toute façon, pour qu’elle fasse cette taille, c’est que son ou sa propriétaire ait des gros doigts… comme…
Betty, qui écoutait la conversation, se sentit concernée, et tenta de filer vers la sortie. Elle échappa de peu au regard des autres, réunies dans la cuisine, mais fit accidentellement sonner le carillon à la porte d’entrée, ce qui attira leur attention. Elle tenta de se cacher dans le manteau de fourrure vert fluo, qui était suspendu à un porte-manteau près de la porte. En vain.
- … comme elle ! Tenez, je suis sûre que si vous lui passez la bague au doigt…
… elle rentrait. C’était bien la bague de Betty. En temps normal, elle aurait été contente de la retrouver, mais apparemment, comme elle avait causé des problèmes, ça ne l’arrangeait finalement pas.
Madame Delapoix, la coupable ayant été trouvée, sortit alors l’air à la fois triomphal et furieux. Elle tira l’oreille de Betty, qui était encore emmitouflée dans son horrible manteau, et l’entraîna ainsi jusqu’à sa voiture, puis jusqu’à l’hôpital, dans la chambre de son fils.
- Mon chéri, voici la coupable ! La coupable, voici mon fils ! Faites-lui donc des excuses pour avoir failli l’étouffer avec votre bague à la…
- … heu… je…
Betty était gênée à la fois par la situation, mais aussi par le garçon, qui avait l’air tout aussi gêné. En effet, Harry ne savait pas s’il devait être heureux de rencontrer cette fille du destin, ou furieux qu’une garce vert fluo ait failli le tuer. Elle retira alors son manteau, car il faisait une chaleur étouffante dans l’hôpital, et c’est là qu’Harry put admirer la robe splendide qu’il avait vue la veille. Même s’il voyait encore flou suite à son opération, il l’aurait reconnue entre mille.
- Maman… je veux… sortir avec… cette fille…
- Mais tu es tombé sur la tête ? C’est un vrai laideron… et je te rappelle que…
- C’est… ma… destinée…
- Il doit être encore un peu dans les vapes après son opération, pensa le père. Après tout, s’il veut qu’ils soient ensemble, on peut le tolérer jusqu’à ce qu’il ouvre les yeux…
Betty ne se fit pas prier pour accepter de sortir avec Harry. D’une part, elle savait que c’était le seul moyen de se sortir indemne de cette situation, et d’autre part, elle aurait des distractions bien moins mornes qu’à la ferme.
La ferme… pourquoi y était-elle allée, d’ailleurs ?
Elle se souvint finalement que son père avait eu l’idée tordue qu’elle remplace sa mère. Eh bien maintenant, elle avait une bonne excuse pour ne pas satisfaire son désir ! Elle pouvait rentrer chez elle en toute tranquillité.
Son père, après avoir passé une nuit à vomir et s’être inscrit aux Alcooliques Anonymes, fut bien ravi de revoir sa fille en bonne santé, et était également satisfait de voir qu’elle sortait avec un garçon qui lui plaisait.
Bon, il fallait qu’elle investisse dans le maquillage et les jolies robes, et que lui soit un peu moins romantique et un peu plus terre-à-terre, mais ça leur suffisait, car ils vécurent heureux. Mais ils ne projetèrent pas d’avoir beaucoup d’enfants pour le moment, étant donné que c’était encore un peu prématuré à leur âge.


Ben voilà, en attendant d'avoir d'autres textes à proposer...

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Re: Le coin de garsim : parodies and co.

Message par elm6 le Dim 14 Nov - 19:03

Ah, je lirais Cosmo Marshal ce soir, je suis interpelé par la kassdédi à J.K Rowling! x)

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